I.
Le constat

L'alcool, une des premières causes d'hospitalisation

La rechute est fréquente dans la maladie addictive — et chaque épisode aigu déclenche un parcours hospitalier coûteux et éprouvant, pour le patient comme pour la collectivité.

102 Md€/an Coût social de l'alcool en France Rapport Kopp / OFDT
2,64 Md€/an Dépenses hospitalières liées à l'alcool ≈ 3,6 % des dépenses hospitalières — BEH / Santé publique France
7,8 Md€/an Coût des soins liés à l'alcool Hospitalisation, médecine de ville, médicaments
II.
Trois modes de prise en charge

Une rechute non accompagnée mobilise l'hôpital

Hospitalisation complète

Sevrage avec hébergement, jour et nuit. Du sevrage simple (≈1 semaine) au sevrage complexe (jusqu'à 5 semaines).

Hôpital de jour (HDJ)

Prise en charge structurée sans nuitée — au moins 3 à 4 interventions pluriprofessionnelles par journée.

Hospitalisation à domicile

Soins coordonnés au domicile, pertinents notamment en post-complication ou pour les situations fragiles.

Chacun de ces modes correspond à un forfait de séjour (T2A) financé par l'Assurance Maladie — un tarif national fixé par séjour, qui mesure le coût réel supporté par la collectivité.

Sevrage — GHM 20Z04 « Éthylisme avec dépendance » (ATIH/PMSI, tarifs 2024, secteur public)
SévéritéDurée moyenneForfait GHS
Court séjour, niveau 12 871 €
Unité addictologie, niveau 1≈ 19 jours5 566 €
Complexe, niveau 4jusqu'à 52 jours8 423 € à 16 324 €
III.
Quand la rechute se complique

Hémorragie digestive sur cirrhose alcoolique

Une complication typique des varices œsophagiennes sur cirrhose alcoolique relève du GHM 06M04 « Hémorragies digestives ». En T2A, un séjour est classé dans un seul GHM : le tarif ci-dessous est celui d'UN épisode, pas un cumul.

GHM 06M04 « Hémorragies digestives » (ATIH/PMSI, tarifs 2024, secteur public)
Niveau de sévéritéDurée moyenneForfait GHS
Niveau 1504 €
Niveau 2≈ 14 jours4 269 €
Niveau 3≈ 23 jours6 790 €
Niveau 4≈ 41 jours8 555 €

Un épisode de complication de niveau 4 s'ajoute souvent à un ou plusieurs séjours de sevrage et de suivi : le coût cumulé d'un parcours de rechute compliqué dépasse fréquemment 15 000 à 25 000 €.

IV.
Reste à charge

Qui paie quoi pour le patient ?

Assurance Maladie

Prend en charge 80 % des frais — et 100 % en ALD exonérante. L'alcoolo-dépendance avec cirrhose relève de l'ALD n°6.

Mutuelle (contrat responsable)

Rembourse intégralement le ticket modérateur et le forfait journalier hospitalier (23 €/j), sans limite de durée.

Reste à charge réel du patient

Souvent proche de 0 € avec une mutuelle. L'essentiel du coût pèse sur la collectivité — et sur le patient en coûts indirects (arrêt de travail, désinsertion).

V.
Prévention

L'éducation thérapeutique réduit le risque de rechute

Une estimation, présentée honnêtement

Nos ordres de grandeur sur la réduction du risque de rechute proviennent d'un modèle interne (chaîne de Markov), construit à partir de données OFDT et de la littérature. Ce sont des hypothèses de travail, non des résultats validés.

Elles traduisent cependant un effet bien documenté par ailleurs : la littérature (HAS, sociétés savantes) converge sur le fait que l'accompagnement structuré post-sevrage — ETP et coordination de parcours — est un déterminant majeur du maintien de l'abstinence.

VI.
L'équation

Prévenir coûte bien moins cher que traiter

5 600 à 16 300 € Forfait GHS d'un séjour de sevrage selon la sévérité T2A 2024
+ 8 555 € Pour un seul épisode de complication digestive de niveau 4 GHM 06M04
45 points De risque de rechute évités par semestre, par un accompagnement renforcé (65 % → 20 %) Modèle interne — hypothèse de travail

Un accompagnement de prévention de la rechute représente une fraction du coût d'un seul séjour évité — au bénéfice du patient, et du système de soins.

VII.
Notre place

Un cabinet non-soignant, en appui du parcours

Up&In n'oriente jamais un patient sans l'accord des professionnels de santé qui le suivent, et sans son consentement. Le médecin reste pilote du parcours de soin — Up&In ne pratique aucun acte médical.

Ce que nous apportons : éducation thérapeutique non médicale, coordination de parcours (méthode M.I.R.E.S.®), liaison ville-hôpital, soutien aux aidants, pair-aidance. Les modalités pratiques sont étudiées au cas par cas, en lien direct avec les professionnels concernés — sans grille imposée, dans un cadre respectant secret médical et déontologie.

VIII.
Transparence

Sources & méthodologie

Les durées de séjour et niveaux de sévérité varient selon chaque patient ; les forfaits GHS cités sont des tarifs nationaux de référence, donnés à titre d'ordre de grandeur.