Une entreprise sait mesurer sa performance commerciale au centime près. Elle sait rarement ce que lui coûte, chaque année, un collaborateur en difficulté avec l'alcool, les anxiolytiques ou tout autre produit — parce que personne ne le mesure, et parce que personne n'ose vraiment en parler.
Ce qu'on ne mesure pas, on ne le prévient pas. On le subit.
La QVCT parle de tout, sauf de ça
Télétravail, charge mentale, équilibre vie pro/perso, management bienveillant : la qualité de vie et des conditions de travail est devenue un sujet central pour les directions RH. Et pourtant, les conduites addictives — alcool, médicaments psychotropes, écrans, surtravail — restent le grand absent des plans de prévention, alors qu'elles touchent, à des degrés divers, une part significative de n'importe quel effectif.
La raison n'est pas un manque de bonne volonté. C'est que le sujet fait peur : peur de stigmatiser, peur juridique, peur de ne pas savoir quoi faire une fois le problème identifié. Résultat : on préfère ne pas regarder.
Ce que ça coûte, concrètement
À cela s'ajoutent des coûts moins visibles mais tout aussi réels : le turnover d'un collaborateur en souffrance qui finit par partir, la charge que ça fait peser sur un manager qui ne sait pas comment réagir, le climat d'équipe qui se dégrade autour d'une situation non traitée.
L'affiche à la machine à café ne change rien
La prévention informative
Affiches, mails de sensibilisation, journée dédiée une fois par an : ça informe, mais ça ne change pas un comportement déjà installé, et ça ne dit pas quoi faire concrètement.
La ligne d'écoute anonyme
Utile, mais souvent sous-utilisée : peu de collaborateurs franchissent le pas d'appeler un numéro sans visage ni suivi dans la durée.
Le silence managérial
Par manque d'outils, beaucoup de managers évitent le sujet — jusqu'à ce qu'un incident (absence, accident, conflit) les oblige à agir dans l'urgence.
Ce qui manque, ce n'est pas la bonne volonté des entreprises. C'est un dispositif structuré, confidentiel, et pensé pour l'entreprise autant que pour le collaborateur — ni délation, ni tabou.
M.I.R.E.S.®, adaptée à l'entreprise
Up&In intervient auprès des entreprises pour construire un cadre de prévention réaliste : sensibilisation des équipes dirigeantes et managériales, repérage des situations à risque sans jugement, et accompagnement individuel confidentiel des collaborateurs volontaires, via la méthode M.I.R.E.S.® — la même grille que nous utilisons en cabinet, adaptée au contexte professionnel.
Up&In n'est pas un outil de contrôle ni de reporting individuel vers l'employeur. Aucune information nominative ne remonte à la direction ou aux RH sans l'accord explicite du collaborateur concerné. C'est cette confidentialité qui rend le dispositif crédible — et donc utilisé.
Un sujet RH, pas un sujet tabou
Les entreprises qui commencent à traiter ce sujet ouvertement — sans stigmatiser, sans fermer les yeux — constatent en général la même chose : le simple fait d'en parler structuré libère la parole, et permet d'agir bien avant qu'un incident ne force la main.
Si vous êtes dirigeant, DRH ou responsable QVCT et que ce sujet vous semble important — mais difficile à aborder seul — parlons-en.
Sources & méthodologie
- Accidents du travail & alcoolINRS — ordres de grandeur communément cités dans la littérature santé au travail
- Présentéisme & conduites addictivesOFDT ; littérature médecine du travail
- Cadre de confidentialitéPrincipes de la médecine du travail et du secret professionnel appliqués à l'accompagnement Up&In
Les chiffres cités sont des ordres de grandeur donnés à titre indicatif ; ils varient selon les secteurs d'activité et les études.